D’identité, d’appartenance et de passeport

Pour une histoire de passeport, de liberté et d’identité.

Beaucoup d’entre vous savent maintenant, à quel point mes projets cet été ont été compromis, pour cause de paperasse, pour cause de “pas de passeport”. Passeport, ce sésame qui me permet de m’adonner à l’une de mes plus grandes passions, les voyages. Cette période pendant laquelle j’en ai été privée m’a fait réfléchir sur ce que ce passeport représentait pour moi, notamment parce que beaucoup dans mon entourage m’ont toujours encouragé à faire la demande du passeport Européen auquel j’ai légalement droit. C’est une rengaine que j’entends depuis plus d’une dizaine d’années, et l’incident de cet été a remis au goût du jour cette éternelle discussion.

Comme pour beaucoup de choses dans ma vie en ce moment, j’ai pris le temps d’y penser, de méditer dessus, et de m’interroger sur ce que cette histoire de passeport soulevait en moi. Pourquoi cet attachement à un document qui quoiqu’utile, me donne régulièrement plus de maux de tête qu’autre chose.

Ce qui est ressorti de mes réflexions, c’est que ce passeport me parlait d’appartenance, d’identité, de voyages et de liberté. OK. Décortiquons tout cela. Voyages et liberté, oui. Comme tous les passeports. Ceux qui me connaissent savent à quel point ce sentiment de liberté est important pour mon équilibre. Imaginer que je ne puisse pas voyager, me déplacer au gré de mes humeurs et découvrir le monde me donne des sueurs froides et m’angoisse. J’analyserai cette réaction dans un autre article, là n’est pas le sujet du jour. Bref, oui, tous les passeports à priori me procureraient cette sensation de liberté.

En parlant d’identité et d’appartenance cependant, je touche du doigt, ou de la pensée, la raison ou les explications de mon attachement à mon passeport. Au-delà des aspects pratiques soulignés par ma famille et mes amis, tels que le fait qu’un autre passeport serait plus pratique, m’ouvrirait surement plus de portes, et que ce n’est qu’un document qui me faciliterait la vie, je me suis rendu compte que mon lien avec mon passeport allait au-delà de simples considérations pratiques.

Mon passeport est synonyme d’ancrage. D’ancrage et de légitimité. Mon passeport représente la relation d’amour et de haine que j’entretiens avec mon pays. Je me faisais la réflexion dernièrement que mes sentiments avec mon pays ressemblaient à ceux d’une personne en pleine relation abusive. « Je souffre, mais je ne laisse pas » comme on dit par chez moi. Je subis sa violence, mais je n’imagine pas une seconde lui tourner le dos. Je subis sa violence parce que j’en rentre déprimée après chacun de mes séjours. Je subis sa violence parce que je le vois dépérir, se mourir de voir ses enfants être enfermés de plus en plus dans un pays qui ne leur offre aucun espoir. Je subis sa violence parce mes parents, nos aînés semblent saisis d’impuissance face à la déliquescence « du berceau de nos ancêtres ». Je subis sa violence, parce parfois, mon passeport me ferme plus de portes qu’il ne m’en ouvre.

Je n’imagine pas une seconde lui tourner le dos, parce que c’est à cet endroit que je me suis ancrée pour la première fois. C’est à cet endroit que mes racines ont commencé à pousser. C’est parce que je me sens tellement bien ancrée en cet endroit que j’ai tellement de plaisir à voyager, explorer le monde, vivre ailleurs. C’est de cet endroit que se déploient mes ailes. C’est à cet endroit que ma créativité se ressource. C’est vers cet endroit que ma spiritualité me pousse. C’est à cet endroit que je me sens vivante, c’est cet endroit qui attise le feu de la vie en moi. C’est cet endroit qui me permet de transmettre à mes enfants certaines valeurs, une certaine vision de la vie. C’est cet endroit qui leur permet de toucher du doigt d’autres réalités, de s’émerveiller de la diversité du monde, de la beauté dans la pluralité des expériences de la vie. La transmission de la magie de la vie, notion importante pour moi.

C’est également cet endroit qui me donne la légitimité d’aborder certains sujets. Des sujets difficiles.  Des sujets qui me prennent les tripes, qui mettent la lumière sur mes parts d’ombre, qui provoquent en moi des sentiments de violence, de rejet, et de division.

Des sentiments assez complexes me lient donc comme on peut le constater à ces quelques feuilles jaunes.

Alors, obtenir un second passeport voyez-vous…

Mes amis me disent qu’obtenir un deuxième passeport ne m’enlèverai rien de tout cela. Que tout ça n’est que papiers.

Pour moi apparemment non, ce n’est pas si simple. Admettons qu’ils aient raison, mes amis. Qu’est-ce qui pourrait m’assurer la sécurité de mon ancrage, à part ces bouts de feuilles. Ma famille ? ma foi ? Je me suis également demandé si un autre passeport s’il ne m’enlève pas mon ancrage, me donnerait d’autres racines. Puis-je créer d’autres racines, avoir d’autres racines. Oui ? Non ? Peut-être ? Serais-je toujours légitime ? Qu’en serait-il de ce que je considère comme une partie de mon identité ? Quelle est mon identité ? Je suppose que ne n’aurais pas de réponses à ces questions tant que je n’aurai pas ce deuxième passeport.

Me poser ces questions m’a aussi rappelé mon message, mes valeurs de fraternité, d’inclusion et d’Ubuntu. Est-ce que ces deux passeports ne représenteraient pas également l’intégration de ces valeurs d’ouverture au monde ? Les deux passeports me donneraient-ils des ailes plus grandes, me permettraient-elles de voyager plus vite, plus loin ? M’aideraient-elles à porter le message plus loin ? Me permettraient-elles de m’enraciner plus, mieux ? Plus j’ai de racines, mieux c’est ? Non ? Moi qui me targue d’être une Multi-tout, deux (ou plusieurs) passeports ne seraient-ils pas le signe matériel cette facette de moi ? Encore une fois, je ne sais pas. Je ne sais pas quand je saurai ou si je saurai. Cette réflexion sur mon passeport et ce qu’il représentait ne m’a pas apporté les réponses à ces questions en tout cas.

Ce que je sais, c’est que je suis dans mon année des OUI. Oui aux expériences nouvelles. Prendre des décisions motivées par l’amour, plutôt que par la peur. Motivées par mes valeurs, plutôt que retenues par peur du manque, par peur d’absence ou par peur de perte.

Sur ce, dans les mois qui viennent, je vais donc aller tester mes valeurs de fraternité et d’amour avec différentes administrations. La nouvelle expérience et les nouveaux apprentissages donneront sûrement vie à d’autres dialogues avec Moi-même, d’autres articles. Comme d’habitude, je vous tiens au courant 😊

 

Havelis et hotels de charme

Pour conclure la saga indienne, je vais parler un tout petit peu de tout ce qui fut logement. Nous avions décidé de ne pas loger dans les grandes chaines, prenant le parti de passer nos nuits dans des hotels locaux, des chambres d’hôtes ou des Havelis. Les Havelis, sont à la base de magnifiques résidences, sur le chemin de la soie, qui ont été construites par les riches marchands marwaris installés dans le Shekhawati dès le XVIIe siècle. Ces trésors de l’architecture du Rajasthan sont impressionants de par le travail munitieux de fresques qui recouvrent toutes leurs facades. Ces peintures témoignent de la vie de cette époque, des légendes et de la vie quotidienne. Les Havelis sont de grandes demeures, composées de deux cours entourées de pièces et magnifiquement décorée, l’une était réservée au négoce et l’autre à la famille.

Aujourd’hui, la plupart des Havelis, sont abandonnés par leurs propriétaires qui n’ont plus les moyens de les entretenir. Les autres ont transformé leurs Havelis en hotels de charme, et crée des emplois dans les petites villes telles que Mandawa.

 

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Un autre hotel qui nous a impressionné, c’est le Laxmi Nivas Palace de Bikaner. Un hotel au confort très moderne, et ayant gardé cette touche traditionnelle et historique que nous recherchions. Nous avons également été touchés par les petites attentions et la gentillesse de tout le staff.

 

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Et la vue de Karohi Haveli à Udaipur était magnifique

 

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Nous n’avons pas pris de photos de tous les Havelis et mahal par lesquels nous sommes passés, mais croyez-nous, eux seuls valaient le voyage.

Sur ce, ceci est notre dernier article je pense, sur notre périple indien qui commence à dater. Vous découvrirez notre prochain grand voyage bien assez tôt je pense.

A bientôt !

 

 

 

 

 

Petit retour en Inde

Ooohh, mais ça fait longtemps que nous n’avons pas discuté par ici? mais où étions nous passés?

Eh bien, nous nous sommes consacrés à la promotion de notre livre, qui est disponible ici, puis nous avons pris une pause estivale bien méritée. Si vous ne nous avez pas beaucoup aperçus de ce côté, votre scribe ici présente était néamoins bien active sur notre blog littéraire.

Serge m’a fait remarquer dernièrement après avoir jeté un coup d’œil au blog, que n’avais pas vraiment fait justice à notre voyage en Inde l’année dernière (ou celle d’avant, je ne sais plus). C’est peut-être vrai, j’aurais dû en parler un peu plus. Je vais donc y consacrer deux autres billets, celui-ci et le prochain. D’autant plus que l’été n’étant pas terminé, certains pourront s’en inspirer…peut-être.

Dans celui-ci, je vais simplement parler de notre itinéraire. En 15 jours nous avons fait le tour du Radjastan, plus l’Agra pour visiter le Taj Mahal. Le fait d’en reparler me replonge dans de beaux souvenirs.

Bref, nous avons commencé évidemment par Old Dehli, une visite de la grande mosquée (Jemaa Masjid) puis du Fort Rouge. New-Delhi, la visite du centre-ville et de ses incontournables sites à visiter (India gate, Lotus temple, etc.)

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La première ville du Radjastan fût celle de Mandawar.

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Puis la ville de Bikaner et son temple des rats

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Le lendemain, Jaisalmer, et le coucher de souleil à Bada Bagh

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Ici, nous avons visité Jodhpur, la ville bleue, en passant par les  temples a Osyan,Mandore, ainsi que la visite du fort et de la vieille ville-Meherangarh et Jaswant Thada, les marchés , clock tower

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Kumbalghar Village

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Udaipur, ma favorite

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Jaipur, le palais des vents, Janta Mahar, City Palace, Monkey Temple

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Enfin, Agra et le Taj Mahal

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Voilà donc, notre itinéraire illustré. Que de souvenirs sont remontés à la surface. Et vous? déjà visité? pas encore? Racontez-nous !

 

Résolution de l’année 2018

 

Je sais je sais, nous sommes en mai, déjà. Il n’est jamais trop tard pour prendre des résolutions non? Surtout quand on sait que ce sont des résolutions qui ne peuvent que nous faire du bien.

Nous avons donc pris la résolution, Serge et moi, de…voyager. Que croyiez-vous? Nous avons pris la résolution de visiter…plus…la Tunisie. Eh oui, ça fait un bail que nous y avons posé nos valises, et avec 2 enfants en très bas âge, il nous était plus difficile de faire du tourisme et de visiter ce pays cher à nos yeux. Nos escapades se sont limitées jusqu’ici à la capitale et aux lieux touristiques pas très loin. Maintenant que les enfants sont un peu plus autonomes, nous nous sommes dit que nous allions nous aventurer un peu plus loin désormais. Vous aurez donc désormais dans le blog, un peu plus de paysages Tunisiens, en commençant par notre dernier weekend, à Hergla. Bon, j’avoue, ce n’est pas très loin de Tunis mais il faut bien commencer quelque part non?

Bref, je vais être très brève, les photos vous en diront plus. Hergla est une petite ville charmante, à vingt kilomètres de Sousse, aux couleurs lumineuses et chaudes. Nous y avons passé un weekend calme et tranquille, au bord de l’eau. Hergla est l’une des meilleures options lorsqu’on veux un séjour en paix, loin des attractions touristiques, une plage propre, une petite ville dont on peut faire le tour en quelques heures et trouver des articles d’artisanat traditionnel à prix des abordables. Si jamais vous êtes dans le coin, cette ville vaut la peine de s’y arrêter quelque temps. Je vous laisse en apprécier les images.

J’ai deux amours, mon pays et Paris…

Lorsqu’on devient parent, en tout cas pour Serge et moi, le concept de transmission prend soudain un autre dimension, il devient réalité, plutôt qu’idée lointaine. Pour Serge surtout je pense, l’idée d’ouvrir les enfants aux autres cultures, à une certaine ouverture d’esprit est devenu pratiquement vital, d’où l’effort que nous faisons pour voyager le plus possible. Etant donné en plus que c’est un plaisir!! Pour moi, ce concept s’est matérialisé par la transmission de ma culture, et l’écriture de Kinlam et les animaux de la forêt en fait évidemment partie.

Lorsque nous avons l’occasion d’allier voyage et culture, c’est le pied, et c’est aussi l’occasion de vous parler de visites jumelles que nous avons effectuées à Paris et à Yaoundé en fin d’année dernière. Lors d’un bref séjour à Paris, j’ai amené les enfants voir l’exposition “les forêts natales” au Quai Branly. Cette exposition de statues traditionnelles et autres chef d’œuvres provenant des forêts du Gabon, de Centrafrique, du Cameroun et du Congo, a permit à Hugo et Noam de faire un peu de géographie, de me poser des questions sur certains rituels traditionnels, de connaître les noms des peuples vivant dans la forêt d’Afrique centrale.

Ce beau moment passé ensemble s’est prolongé lorsque nous sommes allés quelques semaines plus tard à Yaoundé, et que nous avons visité le Musée ethnographique des peuples de la forêt. Ce joyau de culture dont on ne soupçonne l’existence que si l’on cherche vraiment, niché en pleine capitale du Cameroun, est une source de savoir pour qui s’intéresse à l’histoire des peuples bantous. Nous avons été reçu comme des rois par la propriétaire, Dr. Fouda, férue d’histoire et engagée dans la transmission des savoirs ancestraux. La visite du musée fut un instant de découverte et de reconnexion, un moyen pour nous d’en apprendre un peu plus sur la vie, l’art et les croyances des Pygmées, sur l’histoire, les détails de la vie quotidienne et ancestrale des peuples de la forêt. Nous avons aussi appris comment ils se logeaient, comment ils se nourrissaient, coiffaient (les enfants ont été marqués par la coiffure en peau de pangolin) et les signes alphabétiques Béti que ce peuple a utilisé pour marquer son passage en terre Bantou. Les enfants ont appris à lire le calendrier lunaire et à jouer à l’Abbia, jeu de hasard expliqué dans “L’Art et l’artisanat africain”, livre écrit par le père Angelbert Mveng, également à son époque, fervent défenseur et gardien de l’histoire des peuples Bantous.

Bref, la visite de ses deux musées et de ces expositions parallèles m’a permis de montrer aux enfants les richesses d’une culture souvent ignorée par les livres d’histoire, souvent racontée par des témoins et non par ceux qui l’ont expérimentée. J’ai pu ainsi, pour eux et avec eux, partager un peu de moi, et leur faire découvrir un peu d’eux-mêmes.

 

J’ai vécu le FIMA à Niamey, au Niger

Dans une de mes anciennes vies (eh oui, encore une autre), j’étais dans le monde de la mode. Mode Africaine, évidemment. Et qui dit mode Africaine, qui connaît le milieu, connaît aussi le FIMA, Festival International de la Mode Africaine, organisé tous les deux ans par Alphadi à Niamey. Je ne pense pas devoir présenter Alphadi, si? L’un des créateurs africains les plus connus, celui qui a largement contribué à placer la mode Africaine sur la scène internationale. Bref, je suis allée au FIMA, je suis allée à Niamey, au Niger. Ce voyage m’a marqué, tout d’abord parce que lorsque j’y suis allée, cela faisait un bout de temps que je n’étais pas retournée en Afrique de l’Ouest. D’autre part, j’y ai fait des rencontres magnifiques.  Rencontres avec des acteurs de la mode oui, mais rencontres mythiques avec les populations peules du Niger. Les peuls sont une population nomade et semi-nomade, vivant de la Mauritanie au Soudan, en passant par le Tchad et le Cameroun.

Le même sentiment m’anime chaque fois que j’ai l’impression de toucher du doigt l’histoire de mon continent. Chaque rencontre évoque un pan de l’histoire de la région, et ici mon esprit s’est de nouveau relié au désert du Sahel, aux populations nomades qui le parcourent tout le long de l’année, à cette richesse du vide. Vous vous en doutez, j’ai bien profité de mon bref séjour pour faire un tour au marché et faire le plein d’artisanat traditionnel, de bijoux en argent et d’objets de décoration.

Les photos de ce billet malheureusement ne reflètent pas l’étendue de l’expérience que j’ai vécue à Niamey, mais elles vous en donnent je pense, un avant goût.

Maman voyage

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Il y a quelques semaines, j’ai fait un long voyage. Cette année, ma destination en mode maman solo fut Washington DC. Vous n’aurez pas beaucoup d’images de cette escapade, parce que j’y suis allée à pour un mariage, et j’ai pas tellement eu le temps de flanner. C’est vrai j’aurais pu prendre le temps mais il faisait froid !! Bon bref, not a lot of pictures cette fois-ci, mais là n’est pas le sujet de ce billet.

Je voulais parler ici de la culpabilité que l’on peut ressentir lorsqu’on a des enfants en bas âge, d’oser prendre du temps pour soi. Ce n’est pas une chose à laquelle je suis souvent sujette parce que j’ai une personnalité très indépendante, et mes enfants le savent. Ce voyage par contre a été plus difficile que d’habitude à ce niveau. Pour la première fois, je suis partie avec les images de mon fils aîné en larmes alors que je mettais mes valises dans la voiture. J’ai eu beau lui dire que je ne partais que pour quelques jours, et que je lui ramènerai plein de souvenirs, il fut impossible à consoler. Cela ne m’a pas gâché le vol (pas vraiment), mais quand même. Pendant que dans l’avion je savourai le fait d’être seule, de ne pas avoir à m’inquiéter et à m’occuper d’enfants près de moi (pas de repas à partager, pas de viande à couper, pas de tablettes à sortir, etc.), je me demandais au fond de moi “c’est normal d’être si heureuse de ne pas avoir les enfants dans les pattes?”.

Bref, mon séjour s’est super bien passé mais au retour, la nounou et le maître de mon fils m’ont bien informé que le comportement du petit a bien été influencé par l’absence de la maman. Et rebelote, une autre couche sur cette culpabilité qui avait commencé à disparaître. Oui, si j’étais restée, mon fils aurait eu de meilleurs résultats à l’école et aurait passé de meilleures soirées. J’ai du alors avoir une discussion avec le garçon, pour lui expliquer que maman aussi avait le droit de souffler sans lui, que maman pouvait partir quelques jours et que cela ne signifiait pas qu’elle l’aimait moins. De plus, cet enfant part chaque année en vacances sans sa maman pendant un mois sans que ça ne lui pose de problèmes, et je le lui ai fait remarquer. Nous en avons donc conclut tous les deux c’est plus une affaire de jalousie, que de vrai manque. En tout cas, ce fut une belle discussion et j’ai cru à ce moment là qu’il m’avait comprise.

Trois semaines plus tard, maman voyage de nouveau (ah oui oui, je prends ma liberté au sérieux), pour un weekend cette fois ci. Imaginez le petit dont la lèvre se met à trembler lorsqu’il me demande “tu es sûre que tu dois partir aujourd’hui, maman?”. Alors là, l’esprit de ma mère a pris possession de moi. Mon accent de daronne est tout de suite monté et le regard à lui seul (les connaisseuses connaissent, j’ai fait comprendre à l’enfant qu’il ne fallait même pas qu’il me teste le tour ci, ékié!) a suffit à sécher ses larmes de crocodile.

C’était la dernière fois que ce genre de scène a eu lieu chez nous, je crois que nous nous sommes compris. J’aimerai bien savoir comment les autres mamans gèrent ce soucis…

Nous sommes allés au Wakanda

Le voyage que nous allons effectuer dans ce billet est un peu inhabituel pour notre blog, et pour cause… Nous allons parler film. Cela ne signifie pas que nous n’allons pas voyager, ne serait-ce que grâce à notre imagination. Je voudrais aussi oui, parler ici d’imagination. Les enfants et moi avons visité deux fois le Wakanda. Mais où se trouve le Wakanda?!

Le succès de Black Panther n’a pas du vous échapper, il me semble que je suis tombé sur une chronique à son sujet toutes les deux heures depuis la sortie du film. Succès au box-office, mais aussi succès dans nos cœurs. Je ne m’étalerais pas sur les décors que j’ai trouvé bien foireux (pour être plus exacte, jolis mais plutôt cheap), ce n’est pas cela le plus important. Plusieurs mois avant la sortie du film, avant tout ce buzz, l’un de mes fils, féru de l’univers Marvel et autre Ligue des justiciers m’a innocemment demandé s’il n y avait pas de super-héros Camerounais. Quoi, mon fils? Mais si, mais si. Sa question m’a interpellée, et mon cœur de panafricaine s’est dit qu’il y avait là, un manque à combler. “Bien sûr, mon fils, que ton pays regorge de héros qui malheureusement pas médiatisés”. Du coup, j’ai eu bien du mal à lui en montrer un aux supers pouvoirs, égaux à ceux de Superman. Puis Black Panther est sorti, comme une réponse à mes prières, pour le plus grand bonheur des enfants.

the world of wakanda

Nous sommes allés voir le film mais au-delà de l’histoire, j’ai pu partager avec mes enfants le plaisir d’aller voir des héros qui nous ressemblent, qui vivent à des endroits familiers et dont les référence nous rappellent notre vie quotidienne. A un moment même, les enfants m’ont dit “tiens maman, la dame porte une robe comme la tienne”.

Et puis, j’ai pu parler à mes enfants des “dora milaje” originales, les “mino”, amazones du Dahomey qui ont dédié leurs vies à la protection du roi et du royaume. Guerrières acharnées et indomptables, elles ont défendu le royaume contre l’armée coloniale.

les-amazones-du-dahomey

Avec les enfants, nous avons aussi parlé de la tribu des Himbas au nord de la Namibie, dont les femmes se distinguent par leurs coiffures faites à base de poudre ocre rouge, synonyme d’élégance et protection contre le soleil. Nous en avons aussi appris plus sur les ornements labiaux, des plateaux portés très tôt par les petites filles sur les lèvres dans certaines tribus, notamment les Mursi en Ethiopie. Ces disques plats souvent d’une circonférence impressionnante sont signes de beauté et de prestance chez les femmes qui les portent.  Enfin, la curiosité des enfants a été assouvie concernant les rituels de scarification et les raisons de leur existence.

En gros, Black Panther m’a permis de montrer aux enfants que notre continent a toujours été source d’inspiration artistique et qu’en apprenant plus sur les différents modes de vie dans les diverses régions, ils pouvaient eux aussi imaginer et créer des univers fantastiques avec des héros qui leur ressembleraient.

 

Lundi, je voyage

Kinlam et les animaux de la foret.inddUne fois n’est pas coutume, cette semaine nous aurons deux billets. Le premier, comme d’habitude ayant trait aux voyages et le deuxième, un peu plus spécial, différent, aura pour sujet la littérature. Ceux qui nous connaissent personnellement savent  que nous ne sommes pas seulement passionnés de voyage, mais aussi de lecture, d’écriture et de pleins d’autres choses. Tellement passionnés que le 11 mai prochain, notre livre, Kinlam et les animaux de la forêt, sera vendu en librairies et en ligne.

Je dis notre livre, car ce projet est bel et bien un projet de famille, qui a commencé comme beaucoup de projet, très petit et qui s’est transformé en bien plus que cela. Vous ne pouvez imaginer le stress (positif), l’investissement émotionnel et affectif que Kinlam et les animaux de la forêt a provoqué.

Nous vous en disons beaucoup plus sur le livre sur ici. Eh oui, il nous a fallu créer un site internet pour le livre, des comptes sur les réseaux sociaux, et un blog aussi.  Le scribe que je suis est comblé. Etant donné que le site internet parle aussi de nos autres intérêts, de notre univers, les billets de ce blog apparaitront également sur la page Facebook @luniversdehans, tous les lundis, à leur parution.

Ce poste inaugure donc la rubrique “lundi, je voyage” sur le compte Facebook @luniversdehans.

A bientôt, sur nos prochains billets !

Les soldes

Je n’ai pas honte de le dire, je fais partie de celles là qui attendent les soldes pour faire les courses. Les vêtement des enfants, les miens, j’adore les soldes. Ce que l’on sait moins, c’est que de plus en plus, les compagnies aériennes baissent les prix des billets d’avions pendant certaines périodes. Il faut y faire attention, presque parfois squatter les sites. Certes, il y a maintenant des sites tels Algofly ou Skyscanner qui permettent de garder un oeil sur la fluctuations des prix de billets d’avions et de les acheter juste au bon moment. J’ai en général deux problèmes avec ça, surtout quand je planifie des voyages en famille. En effet, soit le timing ne correspond pas en termes de finances, c’est à dire que malgré la baisse des prix je n’ai toujours pas suffisamment de quoi nous acheter des billets, ou soit les dates suggérées ne correspondent pas à nos dates de voyages.

Voici donc les trucs et astuces que vous pouvez utiliser pour dépenser moins cher en billets d’avions.

Prenez la ferme décision de partir en famille une fois l’an ou une fois tous les deux ans. Lorsque le projet devient un projet de famille, tout le monde s’investit et donne des idées, tout le monde (en général) fait des efforts en attendant avec impatience la nouvelle destination. C’est un peu comme le jour de Noel, puissance XXX. Une fois la décision prise et le projet adopté, les chances de partir augmentent, pour ne pas que les attentes soient déçues.

Ayez une cagnotte voyage. Comme pour un PEL, décidez d’une somme que vous allez mettre chaque mois de côté et faîtes le sans manquer, plusieurs mois de suite. Vous serez ainsi moins stressés et moins effrayés à la vue du prix à payer pour que votre smala puisse s’envoler au soleil…ou à la mer…ou à la neige, bref, on se comprend.

Ca prend du temps, mais ça peut payer. Faites une simulation sur plusieurs périodes sur les sites de compagnies aériennes, vous verrez à quels moments les billets sont moins chers. Vous pourrez ainsi choisir vos dates par rapport aux meilleures périodes pour les prix des billets. Si vous avez des enfants en bas âge, résistez à la tentation de prendre des billets à plusieurs escales parce qu’ils sont moins chers. A moins que vos enfants ne soient très très sages, vous risquez de souhaiter avoir payé plus, pour moins de tracas pour la famille.

Adhérez aux programmes de fidélité des compagnies sur lesquelles vous voyagez le plus souvent, surtout que cela ne coûte presque rien. Le plus de ces programmes de fidélité, c’est que vous recevez un email chaque fois qu’il y a des promotions sur certaines destinations. En plus des promotions, le fait d’avoir une carte fidélité peut vous permettre d’obtenir des sièges plus confortables et à vous enfants d’être un peu plus chouchoutés. Vous vous en rendrez rapidement compte lors de voyages longue distance.

Le premier jour des soldes, black friday et cyber friday. Beaucoup de compagnies aériennes font des soldes ces trois jours là de l’année. Les billets peuvent avoir des réductions allant jusqu’à 40% ces jours là, mais il faut être prêt et très rapide, parce en général la période de réduction ne dure pas plus de deux jours.

N’oubliez pas qu’en avion, les enfants de moins de deux ans paient un prix minimum. Beaucoup de parents ne s’imaginent pas partir loin en avion avec leur enfant de moins de deux ans mais si vous avez de la famille à l’étranger à laquelle vous voulez rendre visite, ce détail peut être utile. Même pour les distances les plus courtes d’ailleurs!

Il n’y a pas que les voyages en avion! Pour l’avion comme pour le train, en France (je ne sais pas trop comment cela se passe dans d’autres pays européens), il va s’en dire que vous pouvez profiter des avantages dus à la jeunesse! Les cartes jeune et autres cartes 12-25 ans sont bien pratiques pour partir avec des ados.

Nous mettrons à jour ce billet lorsque nous aurons d’autres idées à vous donner.

Bon voyage!

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